Une bien étrange affaire

Publié: 21 avril 2013 dans Compte rendu de parties, Jeux de rôle

La retraite de Voligny dans la campagne anglaise était en fait le résultat des tumultes de sa vie galante. Il était poursuivi par deux de ses anciennes conquêtes, apparemment fort contrariées d’avoir été abandonnées. L’une d’entre elles au moins, après enquête, s’était avérée ne pas être d’aussi bonne famille qu’il le supposait mais était en fait une prostituée ! Voligny les soupçonna de vouloir le faire chanter en le menaçant de dévoiler sa vie amoureuse sur la place publique…

Passablement dépité et désorienté, Voligny décida d’appeler à l’aide ses quatre meilleurs amis afin de solliciter leurs conseils. En fait de conseils, ils l’accablèrent d’abord de quolibets, ce qu’il pardonna facilement à ces amis de toujours.

Mais le déroulement des retrouvailles fut perturbé par Féodule que Voligny savait souffrant. Lors d’une crise, il  dévoila l’origine de son mal : des écailles bleues lui poussaient sur l’épaule, provoquant d’atroces souffrances !

Déjà secoué par cette révélation, les cinq amis eurent la surprise de voir arriver en pleine nuit la fille du vieux maitre Broca, venant  demander à Voligny des nouvelles de son père, disparu depuis quelques jours de son domicile parisien ! elle en profita pour les informer de la présence curieuse de sombres personnages dans les arbres de la propriété.

Ils découvrirent avec difficulté des Africains, perchés dans les arbres, arborant des tatouages en forme d’écailles bleues et visiblement ici pour « protéger » Féodule !

Oubliant ses soucis personnels, Voligny parcourut les ouvrages de sa bibliothèque pour découvrir que ces individus semblaient issus d’une civilisation disparue du Zimbabwe, les Monomotapiens.

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Inquiets mais épuisés par ces émotions, ils décidèrent malgré tout d’aller dormir et à leur réveil le lendemain, les étranges personnages avaient disparu : avaient-ils seulement existé ?

Ils décidèrent de rentrer à paris pour enquêter sur la disparition du maitre de Voligny et préparer une expédition africaine pour remonter à l’origine du mal frappant Féodule.

La fouille du bureau de Broca les mena sur la piste de Maxence de Villerpin, le propriétaire d’une galerie d’art « étrange », gardée par des individus à la mine patibulaire. Ils acquirent la certitude que celui-ci savait où était Broca et  décidèrent de revenir de nuit fouiller la galerie, d’autant que Féodule semblait souffrir davantage à l’intérieur !

Pendant que Méséllinia et Abélarda accompagnaient Féodule à La Salpêtrière afin de rencontrer le professeur Charcot pour le convaincre d’hypnotiser le « malade », Voligny escortait Praxide jusqu’à son atelier parisien afin de récupérer du matériel utile à leur expédition nocturne.

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Praxide s’apercevant que sa porte avait été « forcée », il passa par derrière pendant que Voligny faisait le guet. Ayant entendu un bruit inquiétant dans l’atelier, celui-ci décida d’entrer avec précaution. Grave erreur, la porte à peine entrebâillée fut soufflée par une explosion qui le blessa sérieusement à la main ! Comble de malchance, l’intrus en profita pour s’enfuir en le frappant comme  il essayait maladroitement  de l’arrêter.

Lancé à sa poursuite, Féodule parvint à l’arrêter avec le concours d’un mur. Mais comme l’explosion avait attiré la maréchaussée, il poursuivit son chemin dans Montmartre en soutenant le malfaiteur comme s’il s’agissait d’un camarade ivre. Voligny dut quant à lui répondre aux questions méfiantes des gendarmes avant qu’ils ne le mènent chez un médecin voisin.

Il fut rejoins quelques temps plus tard par Praxide, portant le corps sans vie de leur intrus, assassinée par des sbires pour l’empêcher visiblement de nous parler. Voligny découvris alors avec stupeur et horreur qu’il s’agissait d’une femme, et qu’il la connaissais, puisqu’il s’agissait de sa dernière conquête en date, qu’il croyait être la femme d’un ministre anglais…

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Pendant ce temps, les trois autres amis réussirent à rencontrer Charcot et à lui faire organiser une séance d’hypnose pour Féodule. Mais celle-ci ne se déroula pas comme prévue : Charcot hypnotisa bien Féodule, mais il plongea également Méséllinia dans la transe ! Plus surprenant encore, les deux amis se mirent à tenir des propos « incohérents » concernant cette civilisation africaine disparue. Il mentionnèrent  aussi avec insistance « le vol des oiseaux » et « Ténériffe ». Dans son délire, Féodule évoqua le fait qu’il était l’héritier de ce peuple, mais qu’il refusait ce statut.

De nouveau réunis au domicile de mon maitre Broca, tous se remirent de leurs émotions  avant de se rendre nuitamment à la galerie. La fouille de celle-ci leur appris la véritable identité de Villerpin : il s’appelait Auguste Guingant, nom qu’ils avaient auparavant trouvé comme dernière entrée dans l’agenda de Broca. Ils découvrirent aussi l’existence d’un repère de la bande à Etrepagny, dans l’Eure.

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Il fut décidé que cela serait leur prochaine destination. (A suivre après le 1er juin).

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