Critique : Oikouménè

Publié: 27 août 2010 dans Critiques, Jeux de rôle

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Oikouménè est un jeu de rôle nous permettant d’incarner des hommes et des femmes (même si cela semble peu réaliste pour ces dernières !) vivant autour de la Méditerranée en 270 avant J.C, à un moment où différents empires coexistent dans un équilibre instable.

Derrière une belle couverture en couleur, le livre de règle en noir et blanc s’ouvre par une citation  de Strabon reprenant Eratosthène. Bien d’autres auteurs antiques ont aussi été sollicités pour agrémenter le texte moderne, ce qui offre une bonne immersion dans l’Antiquité et témoigne du sérieux de la documentation utilisée par les auteurs.

Le premier rouleau  permet de  parcourir l’Oikouménè et de visiter les 26 contrées qui le composent. Toutes sont décrites et localisées par des cartes très lisibles. Ces contrées seront autant d’origines possibles pour votre personnage (romaine, égyptienne, grecque, celte, carthaginoise et bien d’autres).

Outre une description historique et géographique, le point fort de ce premier chapitre est de proposer pour chaque contrée des idées d’aventures qui donnent tout de suite envie de jouer.

Le second rouleau permet de créer un personnage. L’origine géographique et sociale octroie un certains nombre de compétences et/ou bonus. En ce qui concerne les caractéristiques et les compétences, les joueurs ont le choix entre deux options de création. En étant béni des dieux, un personnage privilégiera ses caractéristiques (70 points à répartir au lieu de 55), tandis qu’en incarnant un homme d’expérience, il renforcera ses compétences (49 points maximum contre 9 maximum). Le score final dans une compétence dépend aussi de la caractéristique affiliée. Un exemple de création de personnage aurait rendu ce chapitre plus aisé, même si les archétypes proposés guident un peu.

Le système de jeu est décrit dans le troisième rouleau. Tout repose sur le dé 20, le résultat du dé étant comparé au score dans la compétence ou caractéristique. Le système est classique, sans fioriture, si ce n’est la possibilité de relancer des dés ratés pour le joueur (l’Ubris). Le premier de la partie est gratuit, mais les deux autres possibles entrainent une relance possible pour le maitre du jeu (la Némésis).

Le quatrième rouleau donne des éléments de vie quotidienne (prix, religions, personnalités et chronologie) tandis que le cinquième contient un bestiaire.

Le sixième rouleau est une campagne de cinq scénarios se déroulant en Egypte. Ne l’ayant pas encore lu, je ne peux en parler pour le moment.

Les annexes du jeu constituent un petit septième rouleau.

Le jeu se lit bien, la maquette étant simple et claire. Les illustrations sont assez nombreuses mais inégales et je m’interroge sur la nécessité de représenter les femmes systématiquement dénudées…

La lecture d’Oikouménè m’a donné envie d’y amener des joueurs et pourquoi pas d’adapter en scénario le roman l’Etrusque de Mika Waltari ou Soldat des brumes de Gene Wolfe.

Sur leur boutique en ligne, les Ludopathes proposent de télécharger les Fragments antiques, des suppléments au format PDF. Le premier contient une campagne se déroulant à Syracuse, le second un petit scénario à intercaler dans la campagne du livre de base et le troisième propose un scénario mettant en scène le savant Eratosthène.

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