Critique : Les oripeaux du roi (joueurs ne pas lire !)

Publié: 26 août 2010 dans Critiques, Jeux de rôle

 

La campagne Les Oripeaux du Roi est une course contre la montre contre plusieurs sectes préparant l’avènement du Roi en Jaune. Elle se décompose en deux épisodes, séparées de plusieurs mois, le première ayant pour cadre la Grande-Bretagne alors que le second met en scène un voyage vers l’Asie. Le tout se déroulant sur près de deux années.

La campagne se déroule en trois actes intitulés  « le Fou », « les Dieux Anglais » et « la Maison Supérieure ». On trouve d’abord un résumé de six pages qui donne une idée des protagonistes et de leurs motivations, ainsi que de l’enchainement des évènements. Les auteurs y livrent aussi des données astronomiques, le mythe d’Hastur, et les historiques des principaux acteurs de la campagne.

L’introduction de la campagne est surtout l’occasion de présenter le milieu artistique propre au Roi en Jaune et de mettre les personnages des joueurs en relation, ce qui n’est jamais évident.

La première partie de la campagne (Le fou) court sur cinq chapitres. Tout commence, comme il se doit, dans un asile puis dans la capitale londonienne. Les personnages pourront y découvrir l’existence d’un culte dangereux. Après cette phase d’enquête, les joueurs pourront « se défouler » dans la campagne anglaise avant de mener une course contre la montre vers l’Ecosse pour empêcher une catastrophe. Si tout va bien ( ?), les personnages se trouveront alors catapultés dans une ville étrange où se jouera le destin du monde.

Mais ce n’est pas fini ! Nos investigateurs victorieux (enfin, ils le croiront un court instant) sont à nouveau confrontés aux sbires du Roi en Jaune. Deux scénarios axés sur l’enquête et l’interaction sociale permettent de replonger « en douceur » nos héros dans l’action. A ce propos, il paraît souhaitable d’espacer les deux moments de la campagne en intégrant quelques scénarios sans rapport dans la trame générale.

Le deuxième acte de la campagne (La maison supérieure) se décompose aussi en cinq chapitres. Les investigateurs doivent d’abord se rendre à Milan pour chercher des informations sur la secte des Frères du Signe Jaune. Découvrant les sombres agissements de ceux-ci les personnages devraient les poursuivre vers le Népal, via l’Inde. Le voyage vers le Népal et la randonnée en Himalaya devraient mettre leurs nerfs à rude épreuve avant un final digne des meilleures campagnes.

Cette campagne est de très bonne tenue et n’a pas à rougir de ses prédécesseurs. Chaque chapitre pourra faire l’objet d’une session de jeu de trois à quatre heures au minimum (soit environ trente six heures de jeu au bas mot !). Elle n’est pas à proprement parler linéaire, sans être trop complexe et la volonté pédagogique déjà présente dans les précédents ouvrages des éditions Sans Détours se remarque encore avec les annotations dans les marges et les encarts informatifs bienvenus. Pour chaque chapitre, on trouve un condensé du scénario et même un résumé de l’épisode précédent. Dans les marges, la présentation des principaux PNJ est plus qu’utile. Cette manière de présenter les choses offre au maitre du jeu d’assimiler les grandes lignes du scénario rapidement.

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commentaires
  1. Rajoute « SPOILER » dans le titre, s’il te plait.

  2. admin dit :

    C’est fait… Mais lire une critique de scénario en voulant être joueur me semble un exercice particulier !

  3. Là c’était plus un « walkthrough » qu’une critique. Sinon, on peut lire une critique de scénario en étant joueur, si la critique est bien faite. Ceci étant, ton article reste très intéressant. Sinon, JDR mag est mort ? Je vois que tu publies plein de trucs écrits pour ce magazine (vraie question).

  4. admin dit :

    Non, JDR Mag n’est pas mort. Mais je publie des articles contenus dans les six premiers numéros et donc obsolètes commercialement parlant. De plus, étant bénévoles, je ne suis soumis à aucun contrat sur la publication de mes articles. Le plus récent date d’avril 2010, soit plus d’un an. Je crois que le délai est correct.
    En ce qui concerne la survie de ce magazine, les changements de formules et l’arrivée du nouveau Casus Belli me font craindre le pire. Une partie des éditeurs et professionnels du JDR n’ont jamais supporté le côté bénévole du mag et ils vont plutôt collaborer à Casus, sans doute.

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