Critique : Arkéos

Publié: 26 août 2010 dans Critiques, Jeux de rôle

Arkéos est un jeu de   publié initialement par par Extraordinary Worlds Studios en 2004, puis qui a été repris et réédité (pour le tome 1 épuisé) par les propriétaires de la boutique Ludik Bazar qui se piquent depuis peu d’édition. Cette boutique propose d’ailleurs l’intégralité de la gamme, ainsi que le fanzine « Raiders of Adventure ».

Des règles »efficaces »

 L’ambiance du jeu se situe dans la lignée d’Indiana Jones (les trois premiers opus). Les personnages sont plutôt stéréotypés et voyagent aux quatre coins du monde dans des années 30, à la recherche d’artefacts souvent dotés de pouvoirs  surnaturels. Le jeu repose sur un système de règles génériques, le EW-System, facile à appréhender et collant parfaitement à l’ambiance Pulp.

Ce système est publié sous licence Open Game et orienté vers l’action et les cinématiques. Les auteurs ne les ont pas souhaitées simulationnistes. Pour créer un personnage, le joueur fait le choix d’un Archétype représentant une profession, une mentalité et une origine. Chaque joueur dispose ensuite de points à répartir entre les différents attributs de son personnage : quatre caractéristiques (Physique, Mental, Perception et Présence) et quatre Champs (Connaissance, Combat, Habileté et Social).

Pour effectuer une action, le joueur compare la valeur de l’attribut concerné à un niveau de difficulté ou à la valeur de son adversaire, sur une table de résolution. Pour réussir son action, il doit obtenir un résultat inférieur ou égal au chiffre indiqué par la table à l’aide d’un D20. Le combat fonctionne sur le même principe.

Une aventure en technicolor

La gamme se compose de 5 livrets en couleur abondamment illustrés et à la mise en page claire et attrayante (les dessins et photomontages contribuent beaucoup à la qualité du jeu). Elle est construite autour d’une campagne dirigée (pour ne pas dire dirigiste) en sept épisodes.

Dans le premier livret sont proposées les règles du jeu et de création de personnages (avec 8 archétypes) ainsi qu’une description des années 30 rapide mais suffisante à qui a déjà vu un Indiana Jones. Enfin, on trouve le premier scénario de la campagne, « L’Ombre du Conquistador » qui emmènera les aventuriers en Amérique du Sud.

Le second moment de la campagne se déroule en Afrique, présenté dans le second livret (« Les masques d’Ebène »), en même temps que les différentes sociétés secrètes impliquées dans l’intrigue (elles sont classiques mais efficaces). L’Afrique présentée est celle des films hollywoodiens, mystérieuse, exotique et mortelle. Le supplément en fait le tour, offrant au MJ une base suffisante pour développer ses propres aventures.

Nous partons ensuite en Asie avec « Les Cendres du Dragon » qui propose aussi des règles de magie et une présentation de groupes divers pratiquant ces rituels (des moines tibétains en passant par un cirque étrange). Le livret présente succinctement l’Asie mais s’attarde sur la Chine, présentée sous tous ces aspects.

Pour le dernier volet de la campagne (« Les Reflets de l’Histoire »), l’aventure revient vers l’occident en passant par Istanbul, l’Europe et les Etats-Unis. Côté univers, les auteurs reviennent sur les grands méchants nazis en proposant une présentation « risquée » mais réussie de l’Allemagne et des croyances ésotériques supposées de ses dirigeants (on sent tout de même la lecture du « Matin des magiciens » de Pauwels et Bergier).

Le cinquième et dernier volume de la série est un supplément de contexte proposant la description de quatre cités mythiques (Babylone, Carthage, El Dorado et Angkor). Il n’y a pas de scénario proposé, mais plutôt des idées d’utilisation.

Cette campagne Pulp ne déroge pas aux lois du genre et accueille son lot de méchants ignobles (et nazis !), de ruines antiques, de machines infernales et de personnages célèbres comme Orson Welles ou le Fantôme du Louvres…. Et bien sûr, un crâne de cristal !

Pleines de rebondissements, elle est cependant un peu trop dirigiste et vous demandera de créer quelques scénarios pour « meubler » un peu entre les différents épisodes. D’autre part, les scénarios sont de difficulté croissante, tant pour les joueurs que pour le maitre du jeu.

A suivre

Et lorsque vous aurez terminé la campagne, vous pourrez toujours exploiter le contenu du livret sur « Les Cités d’Or » ou vous lancer sur les traces d’un monde perdu avec « King of the Stone Age ! », un scénario écrit pour la « coupe de France d’Arkéos » en 2004.

Enfin, pour les plus accrocs d’entre vous, ruez-vous sur le fanzine « Raiders of Adventure », dont les trois numéros parus proposent des scénarios et du contexte pour Arkéos ou Cthulhu (il me semble d’ailleurs que la campagne Arkéos peut assez facilement être adaptée à la version Gumshoe de Cthulhu). Et puis une grande campagne intitulée « Rêve d’Opium », proposant encore des heures de jeu !

On apprécie :

        Le côté grandiose

        La qualité graphique

        Le côté « prêt – à –jouer »

On regrette :

        Le manque de succès

        Le côté souvent dirigiste des scénarios

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