L'écho des hurlements résonne toujours

Publié: 1 août 2010 dans Compte rendu de parties, Hurlements, Jeux de rôle

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Cela fait maintenant trois samedi que je rejoue à Hurlements. Il y a deux joueurs en face de moi, ce qui rend les parties fluides et intéressantes. Le jeu et mon interprétation semblent leur convenir.

J’ai d’abord été troublé de mener à nouveau Hurlements, parce que ce jeu a accompagné des moments clefs de ma vie et que celle-ci a changé depuis.

Lorsque j’ai acquis ce jeu en 1989, offert par mon père (je n’arrive plus à me souvenir à quelle occasion mon père, assez hermétique à ma pratique du jeu de rôle, m’a payé cette boîte) j’y ai amené d’abord deux joueurs : mes deux meilleurs amis. Au troisième scénario, la caravane a accueilli deux autres amis. A partir de 1991, la caravane intégra deux femmes. Et je crois que c’est en 1992, lors du scénario  » Paix sous la lune aux hommes de bonne volonté » que j’ai réuni le plus grand nombre de joueurs autour de moi à ce jeu : ils étaient huit si ma mémoire est bonne.

Nous avons joué à ce jeu régulièrement jusqu’en 1994 et le Hurlelune n°7, moment où j’ai fait jouer un dernier scénario faisant transition avec Chimères, dévoilant aux joueurs tous les secrets. Je crois avoir ainsi raconté une quinzaine d’histoires dont quelques unes sont restées très vivantes dans mon esprit.

Hurlements a ensuite dormi sur mes étagères pendant longtemps avant de connaitre une brève résurrection en 2008 lors d’un scénario pour 7 joueurs, mais sans engouement particulier. Et puis, il y a quelques semaines mes deux joueurs actuels m’ont convaincu de tenter à nouveau l’expérience, dont vous pouvez suivre le compte-rendu ici si le coeur vous en dit.

Ce n’est évidement pas la même chose que la première fois, même si je reprends les mêmes scénarios. Mes joueurs trentenaires ont acquis des réflexes que n’avaient pas les précédents joueurs de vingt ans et je ne mets plus la même passion à raconter des histoires. Les étudiants « littéraires » des années 90 ont cédé la place à des « scientifiques » qui posent beaucoup de questions et ne supportent pas le mystère, ce qui accélère le jeu et le rythme des découvertes. Mais pourquoi pas ? Ayant fait de ma passion pour l’histoire mon métier, je suis par contre plus à l’aise dans les descriptions et l’évocation de la vie au Moyen – âge.

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Raconter à nouveau ces trois histoires ( Les yeux de Sylvianne de la boîte de base, Le cri du ménestrel, un scénario paru dans le Casus Belli première version, numéro 51 et Loup y-es-tu ? du premier Hurlelune) m’a plu et je devrais en narrer une autre samedi prochain, inédite celle-là. J’ai ressorti « La Normandie des ducs aux rois » de François Neveux aux éditions Ouest – France université afin de peaufiner ma connaissance de la Normandie des XIe et XIIe siècles. J’ai encore à ma disposition une vingtaine de scénarios prêt – à – jouer et de quoi en fabriquer trois ou quatre autres.

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