Archives de mars, 2007

Mes carolingiens ont rencontré l’armée d’Antigone sur un terrain plutôt encombré (un bois et une colline escarpée sur mon flanc gauche, une colline douce sur mon flanc droit et une colline douce sur le flanc gauche de l’ennemi).

MacBattleFormation

Cela s’annonçait mal. Au centre, mon adversaire m’opposait une immense ligne de phalanges (lance et bouclier, très solide) que ma petite infanterie ne pouvait pas entamer. Sur les flancs, ma cavalerie lourde vit avec horreur s’avancer des éléphants en ordre de bataille ! Chacun de ces corps appuyé par de la cavalerie lourde en ordre lâche.

Ma seule chance : envoyer mes tirailleurs et mes archers à cheval pour prendre les éléphants de flanc.

La bataille sur le flanc gauche a mis du temps à s’engager car aucun des adversaires ne voulait faire le premier pas. Mes archers cachés dans le bois ont quand même sérieusement blessés les éléphants et mes tirailleurs à fronde ont profité d’une erreur de mon adversaire pour approcher le flanc des mastodontes.

Malheureusement les choses se passèrent au plus mal sur le flanc droit. J’ai commis la même erreur que lors de la précédente bataille : mes archers à cheval allèrent harceler la cavalerie et les éléphants adverses, mais ils se retrouvèrent coincés entre les pachydermes et ma cavalerie lourde. Ce fut un massacre ! Ma cavalerie lourde, quand à elle, paniqua et fut piétinée impitoyablement, ce qui entraîna ma défaite.

Je remercie malgré tout mon adversaire, très courtois, qui a pris le temps (en m’écrasant) de m’expliquer certains points de règle. La partie a été un moment plaisant et j’espère prendre ma revanche (euh, contre une autre armée, quand même !).

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Je signale que je ne suis pas le peintre de cette armée. J’ai confié ce travail à Laurent Groscolas, un professionnel qui a réalisé une œuvre remarquable (je le remercie encore pour cela).

La règle jouée est Armati (suivre ce lien pour une description de la règle).

Pour leur première bataille, mes carolingiens n’ont pas brillés. Ils étaient pourtant splendides sous le soleil d’Espagne, mais leur général n’a pas su les placer en ordre efficace sur la plaine. Il a commis l’erreur de bloquer sa cavalerie lourde derrière l’infanterie, ce qui les a empêcher de se ruer prématurément sur les andalous ; mais ce qui les a aussi gênés pour le reste du combat.

Ensuite, alors que son aile gauche de cavalerie légère était sous le feu des archers à cheval musulmans, le général a trop tardé à envoyer la garde du palais les soulager.

La suite ne fut qu’un court jeu de massacre. L’Espagne restera donc sous contrôle musulman encore quelques temps.